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Histoire

Comment est née Radio Sud-Est ?

1987

… En Nouvelle Calédonie, les tensions entre opposants et partisans de l’indépendance atteignent leur paroxysme, les affrontements vont bientôt dégénérer en insurrection quasi généralisée durant la période dite des « Evénements ». La violence culminera par la suite en 1988, avec la prise d’otages d’Ouvéa.

Le Dimanche 13 Septembre 1987, au lendemain de la marche avec le peuple Kanak, un représentant du FLNKS, Ouassissi IOPUE, présent en Martinique, est reçu par le MPF, mouvement d’opposition au maire alors en place. Accompagné de 2 membres du MPF dont Roger LAGIER, il se rend à une invitation sur RADIO LIBERTÉ pour commenter à chaud et en direct la situation en Nouvelle Calédonie.

"On Air - Radio Sud Est"

Sur place, les représentants du Mouvement Populaire Franciscain sont éconduits par les responsables de RADIO LIBERTÉ qui s’opposent à leur présence à l’antenne.
Malgré une longue discussion, ils sont contraints de se retirer sans pouvoir s’exprimer sur cette radio dite « libre », qui bénéficiait par ailleurs largement de l’aide matérielle, logistique, et financière de la Municipalité.

Il n’en fallait pas plus devant cet affront, qu’émerge dans la tête de Roger LAGIER, alors leader du MPF, l’idée de créer au François, une nouvelle radio libre qui garantirait la pluralité des opinions, et qui serait « la voix de ceux qui n’ont pas de voix ».

1989 verra l’arrivée de RADIO SUD-EST dans le paysage radiophonique martiniquais.


1989

L’année 1989 allait donc être le point de départ d’une aventure exaltante.

Sous la houlette de Maurice ANTISTE et Jean-François CERALINE, l’idée lancée par le leader du MPF prit peu à peu forme :
Un sous-sol en dessous d’un hangar, propriété de Paul ALCINDOR au Morne Pitault, à aménager en studio. Des mètres cubes de terre à déblayer. Des roches à extirper, dertaines de plus d’une tonne, nombreuses et solidement incrustées dans le sol.

Il fallait utiliser pour les vaincre des trésors d’énergie et d’inventivité. Des hommes et des femmes, nombreux, offrant leurs bras, bénévolement, jusque et y compris ceux qui, de leur vie, n’avaient jamais tenu une fourche, une barre à mine, une pelle, ou conduit une brouette chargée, mais qui, enthousiastes malgré leur gaucherie et leur maladresse, s’essayaient à la truelle ou la pose de briques. Ils avaient surtout à cœur de porter leur pierre à l’édifice.

Tout cela dans l’ambiance festive des « coups de main ».

Ils ont été nombreux, ceux qui remplis de leur foi, de leur abnégation, de leur courage et leur persévérance, à participer à ce début d’aventure. Tous ont été, ou demeurent encore mécènes de leur force vive, de leur temps, de leur argent, de leurs matériels techniques.

Parmi eux Serge et Claudy LAGIER, André LAGIER, Frantz CLIO, Maurice CRATER, Guy DUBOIS, Bérange DUNON, Gesner MENCE, Judes LUCIEN, Jean-Marc NIVORE , Symphor FLORINE, Albéric MARCELLIN, Serge GERMANICUS, Pierre LAFONTAINE, Eric et Jean URSULET, Charly LUPON, May ARNAUD, Claude CLOTAIL, Alain BERMUDE, Georges GAVAL, Christian BOCLE, Erick MONGIN etc…